Prix offshore, réalité et impact social

01 Aug 2013   |  

Si l’externalisation présente certains avantages pour les entreprises qui la pratiquent, elle n’est pas toujours vue de cet œil par les observateurs de la vie sociale des pays donneurs d’ordre. Avec le contexte de la crise en Europe et en France en particulier, ces entreprises sont souvent critiquées pour manquer d’éthique dans leurs affaires.

Une entreprise, pour quelle raison d’être ?

Tous les grands auteurs du domaine de management d’entreprise sont unanimes sur un point quant à la raison d’être d’une entreprise : l’entreprise se doit de créer de la valeur ; réduire autant que possible ses charges et maximiser ses profits. Pourquoi de plus en plus d’entreprises ont recours à l’externalisation ? Les causes sont multiples :

  • La crise ne leur permet plus de garder en interne certaines fonctions
  • Aller là où les coûts de productions sont moindres pour rester en vie
  • Pouvoir produire plus
  • Sauver les emplois non « externalisables » au lieu de fermer la porte

Où vont ces emplois externalisés ?

Solucom, dans son rapport intitulé « Les synthèses de KLC » en décembre 2007 nous en dit clair. Actuellement, il existe quatre zones d’offshore active dans le monde dont :

  • Europe centrale
  • Afrique (Maghreb, Madagascar, Afrique du Sud)
  • Asie pacifique (Inde, Philippines, Singapour…et Chine)
  • Amérique du Sud (Brésil, Mexique)

Ce sont donc les destinations phares des projets web offshore dans le monde. Pour ces pays, l’externalisation est perçue comme étant un levier prépondérant dans le développement de l’économie et l’amélioration du niveau de vie des individus touchés par les projets.

Quid des écarts de salaires, des coûts des mains d’œuvre ?

Les écarts sont très significatifs. Comparés aux salaires pratiqués en Europe pour les mêmes fonctions externalisées, les différences sont importantes par rapport aux tarifs offshores

Le rapport de Solucom cité ci-dessus montre que :

Entre l’Europe et l’Asie dont l’Inde, l’écart de salaire varie de 1 à 4 fois inférieur. En Chine, cet écart est encore plus important.

En nearshore, c'est-à-dire en europe orientale et dans les pays du Maghreb, cet écart varie de 1 à 2

Dans les pays comme Madagascar, là où les prix sont vraiment « low cost », cet écart va jusqu’à 10 fois moins cher. Cela explique pourquoi les entreprises vont sous-traiter dans ces pays.

 

 

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À propos de l'auteur

J'ai travaillé dans l'informatique pendant près de 30 ans. De la formation, la maintenance, le développement, et le management, j'ai touché à presque tous les domaines. Maintenant que je ne travaille plus, je m'intéresse avant tout à Wordpress et Android

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